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N°22 Juillet 2017

Vie des entreprises

Juillet 2017 - N°22
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La Rue des Arts, une galerie à ciel ouvert

Depuis le 12 mai, le centre-ville de Toulon accueille 25 nouveaux commerces, galeries, ateliers et bars dédiés à l’art et l’art de vivre. Ils sont tous situés dans la Rue Pierre Sémard, devenue Rue des Arts, et s'étend jusqu'à la place de l'Equerre pour proposer un lieu de vie hybride, à la fois commercial et artistique. Ce projet est le résultat d’une association inédite des sphères privées et publiques. L’idée revient à Jacques Mikaélian, passionné d’art et fort de 22 ans d’expérience en maîtrise d’ouvrage publique dans le Var. « Mais cette idée n’aurait pu voir le jour sans le soutien de la Ville de Toulon, de Var Aménagement Développement, de la Caisse des Dépôts et le financement de la Caisse d’Épargne Côte d’Azur », souligne Jacques Mikaélian.

Un partenariat privé-public

Ce partenariat privé-public prend vie dans la Société civile immobilière Equerre Sémard Développement, détenue à 51 % par la société Carim de Jacques Mikaélian. Cette SCI a la charge du financement, de l’acquisition, de la réalisation et de l’exploitation de la Rue des Arts. Au total, le budget global de l’opération s’élève à 5 millions d’euros. « C’est peu pour une opération comme celleci. Et cela montre qu’avec peu de chose, on peut redonner une âme à une ville », souligne Jacques Mikaélian. Car ce dernier, qui a lui-même ouvert une galerie d’art de 250 m² avec son associé Gilles Artieri, en est convaincu : « Cette offre qualitative, entre désir et plaisir, va sauver les centres-villes et en l’occurrence le centre ancien de Toulon, car elle apporte une vraie valeur ajoutée par rapport aux commerces classiques ».

Une offre inédite

Cette nouvelle rue, qui s’inscrit dans le projet plus large de renouvellement du centre ancien, est bien plus qu’une nouvelle offre commerciale. « Installer des commerces ne suffit plus. Il faut y ajouter des animations pour faire revenir les gens en centre-ville. La stratégie a donc toujours été de lier le projet à un programme d’animations, porté par les boutiques, réunies en association ». Le cahier des charges est également original. « Nous avons souhaité impliquer les acteurs de la Rue des Arts dans l’aménagement de leurs locaux en leur proposant des loyers attractifs dans une perspective de pérennité », explique Jacques Mikaélian. Ainsi, tous ces nouveaux commerçants bénéficient de loyers progressifs et même de trois mois gratuits pour débuter. En contrepartie les commerçants prennent part à l’animation de la rue, s’engagent à rester ouverts entre midi et deux et à proposer une nocturne chaque jeudi.

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